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Bonjour,
Mon Amie Cristina se bat bien, sans se ménager, par amour et non pour se montrer, elle ne triche pas, elle ne calcule pas, comme elle l'a toujours fait, mettant même sa vie, son honneur, en danger pour ses idéaux dans le passé et elle a appris à résister autrement que par des mots et des défilés (et moi aussi d'ailleurs) ! Les séides, les tortionnaires et leurs employeurs, quel que soit leur bord (politique) affiché, ils sont tous pareils : des êtres humains qui ont perdu le sens de l'honneur et de l'existence, la leur en premier lieu ! Ils ne méritent même pas un regard ou un quolibet, c'est une perte de temps, mais de les ridiculiser comme ils sont, il faut certainement les y aider, etc.
Cristina a besoin de vous pour se faire entendre et je suis un optimiste indécrottable : il y a encore dans ce pays de France, j'en prends le pari, de dignes héritiers du Conseil National de la Résistance qui a promu les plus hautes valeurs de l'humanité à la Libération que des bougres d'imbéciles sont en train de saccager, au nom de la "modernité", tu parles, Charles !!!
On en verra de ces Français de toute origine et de toute condition parmi les signataires plus bas qui viennent de tous les horizons de la planète :
Faites comme eux!
Eux, Ils n'ont pas honte de se montrer, au moins pour une symbolique action... Nous n'en sommes pas encore à l'heure où la GESTAPO viendra nous "chatouiller" les doigts de pieds pour avoir oser affirmer sa solidarité, mais il ne faudrait peut-être pas trop laisser faire... La "Bête" immonde est prête à ressurgir. Et puis, dans le fond, cela ne serait peut-être pas plus mal de retrouver un zest de l'esprit des volontaires dans les Brigades Internationales contre Franco, vous ne croyez pas ?
Pour adhérer à la liberté de Melissa Patiño, emprisonnée par le Régime du Pérou,
vous pouvez me faire parvenir un mail à :
jnj17rey@wanadoo.fr (je transmettrai à Cristina)
Merci pour Mélissa Patiño
Cristina Castello
http://www.cristinacastello.com
Lima, Perú, 2 abril del 2008
ou faire la démarche en ligne
Les signatures pour Melissa :
Ustedes pueden verlas en / Vous pouvez les voir, dans :
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article6393 (français)
http://les-risques-du-journalisme.over-blog.com/categorie-10384816.html (castellano y francés)
http://les-risques-du-journalisme.over-blog.com/article-18548743.html (castillan et français).
En français, on a un commentaire sur Melissa dans :
http://sandrine.feraud.over-blog.fr/article-18677614.html
sandrine.feraud
Merci de votre attention, ne soyez pas timides, faites circuler le message,
cela aidera toujours...
Jean-Jacques Rey
Au Pérou, être poète, c'est être « terroriste »
Pétition de soutien à Mélissa
mardi 8 avril 2008
popularité : 81%
Nous ne pouvons pas, sur Altermonde, ne pas être solidaires de cette jeune femme ! Nous voulons être solidaires de tous les opprimés, qu’ils soient isolés ou peuples entiers : en Amérique Latine, en Palestine, en Irak, au Tibet, etc...
Les tyrans, qu'ils soient petits ou grands n’aiment pas la poésie. Ils en ont peur. La beauté leur est étrangère... à M. Alan Garcia Perez de nous prouver qu'il ne fait pas partie de ces tyrans...
Jean Dornac
Melissa Patiño accusée de « terrorisme » pour le « péché » de Poésie
Demande urgente de signatures pour sa liberté
(En bas, lettre au Président du Pérou et signatures)
La poète Melissa Patiño Hinostroza (20 ans) a été arrêtée et accusée de « terrorisme » au Pérou.
Son « péché » : avoir participé en tant que promoteur culturel à une rencontre politique de Coordinatrice Continentale Bolivarienne, qui a eu lieu à Quito, Équateur.
Elle appartient au groupe culturel « Cercle du Sud », dont la tâche est d'organiser des récitals de poésie à Lima. Melissa prend part aussi à la production d'une émission de radio. Elle étudie à l'Université.
Son « péché » : être poète, aimer la vie, aimer autrui, aimer un monde juste.
Melissa fut arrêtée par la police péruvienne, lors de son retour au Pérou. La télévision l'a montré ainsi qu'une « terroriste » qui « voulait saboter les sommets de chefs d'État que prépare le Pérou »
Le Président du Pérou, Alan García, ne fait rien d'autre qu'être à genoux face à George W. Bush et sa politique perverse du « terrorisme préventif ».
Melissa est poète, innocente de toute innocence. Elle n'a pas même fait acte de militantisme.
Elle écrit.
Amis, la vie de Melissa est en sérieux danger !
Il faut agir sur-le-champ.
Pueden ver más información en :
sutesector17.blogspot.com:80
zonadenoticias.blogspot.com:80
wayrabloggs.blogspot.com
rodolfoybarra.blogspot.com
fr.search.yahoo.com
Le P.E.N. Club du Pérou, toutes les personnes concernées par les droits de l'homme et ce, d’où qu'ils soient, de même que la famille Patiño, essayent d'aider notre poète.
Mais elle a besoin de nous ! L'aide internationale est indispensable.
La lettre à Alan Garcia Perez
Docteur ALAN GARCÍA PEREZ
Lima, Perú, 2 abril del 2008
Président constitutionnel de la République du Pérou
Affaire : Nous demandons la liberté immédiate de Melissa Patiño Hinostroza, emprisonnée injustement dans le pénitencier de Sainte Mónica.
De par notre plus grande considération, Monsieur le Président :
Il est très probable qu'étant donné vos multiples tâches et préoccupations en tant que dirigeant, l'affaire qui motive la présente lettre ne soit pas arrivée à votre connaissance, jusqu'à présent, et, peut-être est-ce pour cela aussi, que vous n'y aurez pas accordé plus de signification ou d’importance que cette situation impose.
Pour nous, Monsieur le Président, elle est d'une urgence suprême. C'est pour cette raison qu'avec tout le respect que nous vous portons, nous nous permettons de nous adresser à vous.
Une jeune femme, âgée d'à peine vingt ans, étudiante d'administration de l'Université Nationale, la plus grande de San Cadre, membre d'un groupe culturel qui, entre autres activités, organise des récitals dans le cône sud Lima, et, pour excédent de « malheurs », poète ;
C'était il y a quelques semaines, arrêtée et, aujourd'hui, elle se trouve internée dans ce centre pénitentiaire de sûreté maximale (la Sainte Mónica de Chorrillos), non comme s'il s’agissait d'une délinquante commune, qu'elle n'est seulement pas, mais sous le soupçon infâme d'une chose totalement étrangère à elle, celui de « terroriste » !
Son « péché » : avoir assisté à une activité publique et légitime effectuée dans le voisin pays de l'Équateur.
Pour avoir dans une représentation de son cercle culturel, en remplaçant "à la dernière heure" le directeur du programme radial qu’elle transmet dans son quartier.
Son délit : être revenu dans un véhicule de transport public, dans lequel voyageaient aussi des personnes auxquelles les policiers « attribuent des liens avec un groupe subversif ». La situation de la poète Melissa est kafkaïenne, c'est-à-dire absurde, insolite, injuste, ironique.
Non seulement nous préoccupe ce fait, Monsieur le Président, mais plus encore, il nous répugne.
Melissa Patiño Hinostroza (on appelle ainsi l’étudiant, presque adolescente encore, qui pourrait être une de ses filles), nous allons le dire avec clarté :
Elle n’est pas impliquée dans quelque chose qui pourrait engendrer un souci et, plus encore, un danger pour l'état. Est-ce un impair blâmable et réprouvable : elle étudie, écrit, favorise culture et rêve.
Rien de plus. Tout ceci est-il estimé comme dangereux Monsieur le Président ?
Nous ne considérons pas raisonnable et encore moins admissible que dans un pays démocratique et civilisé l'exercice de ce qui serait persécution mue par une sorte de paranoïa, puisse acquérir un droit de citoyenneté et de légitimité.
Ce qui arrive à Melissa nous blesse comme poètes, artistes, intellectuels, professionnels, êtres pensants et critiques. Cette situation nous frappe comme des Péruviens, comme personnes. Nous sentons et sommes sûrs qu'il s'agit d'un attentat flagrant des droits de l'homme. Mais, de plus, nous comprenons qu'elle fait mal à la dignité des créateurs, qui pensent, à ce dont ils rêvent ; qu’ils aspirent à un meilleur monde pour tous.
Par cette raison, Monsieur le Président, nous osons exprimer ici notre solidarité absolue avec cette jeune poète, étudiante et promotrice culturelle Melissa Patiño Hinostroza, injustement enfermée dans une prison de notre pays. Non seulement par le droit que les lois peuvent nous octroyer, nous le faisons par la faculté et l'arbitre que le sens commun et l'intelligence nous prodiguent.
Il faut s'engager sur notre patrie, monsieur le Président - nous l'invoquons respectueusement Une raison de plus pour penser qu'il y a encore de l'espoir ; que des erreurs soient commises, mais qu'à temps puisse s'appliquer l'équité ; que la raison, que le bon jugement régit l'exercice du pouvoir sans les émouvoir. Convenons, Monsieur le Président, que la liberté est sacrée et que la jeunesse "de Melissa Patiño et de tous" nous inspire de bons sentiments et non de la perversion.
Que ce mois, qui est celui des Lettres, soit aussi celui de l'intelligence, de la beauté et la liberté.
Nous sollicitons de votre part, de mettre une attention à ce cas, qu'il n'est ni minuscule ni peu important. Et, s'il vous plaît, indiquez à ceux avec qui elle communique, que les autorités et les fonctionnaires qui ont à voir avec le sujet de sa liberté, évalueront au plus tôt avec pondération, lucidité, justice et célérité, la situation du poète citée. Et que sans perte de temps, soit ordonnée sa libération, qui la délivre, parce que c'est son droit et qu'elle ne mérite pas ce déshonneur traumatique.
Le plus grave délit est d'avoir retiré la liberté à Melissa Patiño Hinostroza, une jeune poète, une Péruvienne, une citoyenne de notre patrie.
Une geôlière tend des clefs innombrables,
si tu étais ici, si tu voyais même
quelle heure ce sont ces quatre murs.
Avec celles-ci nous serions avec celui-là, les deux,
plus deux que jamais. Et ni tu ne pleureras,
dis, libératrice ! (César Vallejo).
Nous vous remercions de votre attention, en ayant confiance en vos bons critères. Très attentivement.
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